07 mai 2008
ON A VISITE... LE ROC DE CAZELLE
Nous vous proposons de découvrir Périgueux et ses alentours, avec nos appréciations et nos suggestions, tout cela au départ de notre petit hôtel. Alors n'hésitez pas à faire défiler le texte vers le bas, pour y retrouvez toutes nos visites. Bonne lecture et bonne visite !
NOS PRECEDENTES VISITES : CHATEAU DES MILANDES / LE THOT / CHATEAU DE PUYGUILHEM / ABBAYE DE CADOUIN / GROTTE DE BARA-BAHAU / GROTTE DES COMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
La Dordogne est un département exceptionnel pour qui s'intéresse un peu à l'habitat et à l'urbanisme. L'habitat troglodyte est sans aucun doute une des "spécialités" de la région, avec, notamment une forte concentration de sites dans la Vallée de la Vézère, entre Les Eyzies et Saint-Léon-sur-Vézère. Cependant, le site de Roc de Cazelle, situé lui entre Les Eyzies et Sarlat (le long de la D47), appartient à ce même genre d'habitat.
Habité depuis la Préhistoire, le Roc de Cazelle est un beau et impressionant voyage dans l'Histoire de son occupation. Le parcours, de près d'un kilomètre, entre abris sous roche et galeries creusés dans la roche, vous transporte de la Préhistoire au XIX/XXe siècles, via le Moyen-Age, marquant les trois grandes périodes d'occupation du site.
La première partie vous fait remonter 15 000 ans avant notre ère. Nous sommes sous l'ère de l'homme préhistorique. Ainsi, tout au long de l'évocation, on est surpris de découvrir les Cro-Magnons dans plusieurs occupations de la vie quotidienne (chasse, cueillette, peinture, accouchement !). Et même si les personnages (hommes et animaux) peuvent apparaître "grossiers" (on est loin du musée Grévin !), on est remarquablement amusé de les trouver sous un abri, un tente, ou au milieu d'un bosquet. Cherchez-les bien, ils vous observent !!!
La deuxième partie concerne l'époque médiévale. Le Roc de Cazelle devient un abri inexpugnable, littéralement aménagé dans des galeries surplombant la falaise. Un véritable nid d'aigle qui domine la vallée. L'assaillant éventuel n'avait aucune chance de prendre d'assaut la petite cité troglodyte, vivant totalement des ressources de la nature alentour.
Juste avant la troisième partie, continuez à travers l'extensions du parcours (250 m de plus, ce n'est rien...). Une belle ballade en forêt avec encore des animaux à débusquer, des personnages relatant l'époque médiévale et des indications sur la flore du site.
La dernière partie concerne l'occupation du site de Cazelle entre le XIXe et le XXe siècle (jusqu'en 1964 !). Vous y découvrir la dernière "maison" habitée, occupée par les objets de l'époque. Vous sourirez sans aucun doute devant la "chambre d'amis" (!), aménagée dans la roche... Vous serez sans doute amusé ou attendri, c'est selon, devant le bric-à-brac exposé, vous rappelant sans aucun doute le souvenir d'un grenier d'un grand-parent...
Avec près de 100 personnages et animaux répartis tout au long du parcours, le site de Roc de Cazelle est l'occasion de passer plus d'une heure instructive, amusante et dépaysante en famille ou entre amis. Mais nous le recommandons surtout aux familles : les enfants vont adorer. Mais un adulte n'est-il pas lui non plus un grand enfant ???
ON A AIME...
- Le parcours en lui même,
- L'ambiance et le jeu de "cache-cache" que l'on peut avoir les personnages et animaux disséminés ici et là.
- La "sonorisation" du parcours, qui renforce les ambiances,
- La richesse des détails et les perspectives optiques utilisées (notamment la scène du chasseur et des renes - carrément énorme !),
- La petite buvette, idéale pour se requinquer après ce parcours dans le temps,
ON A MOINS AIME...
- Devoir traverser la route départementale. Le parking est situé d'un côté et le site de l'autre. La D47 est très fréquentée. Soyez prudents !
INFOS PRATIQUES
- Distance Hôtel des Barris - Roc de Cazelle : 51 km (par La Douze et Les Eyzies de Tayac)
- Parking gratuit situé en face du site.
- On vous met en ligne le parcours du site du Roc de Cazelle, en espèrant que cela vous donne envie de nous voir et de le visiter !!!
05 mai 2008
ON A VISITE... LE CHATEAU DES MILANDES
Nous vous proposons de découvrir Périgueux et ses alentours, avec nos appréciations et nos suggestions, tout cela au départ de notre petit hôtel. Alors n'hésitez pas à faire défiler le texte vers le bas, pour y trouvez toutes nos visites. Bonne lecture et bonne visite !
NOS PRECEDENTES VISITES : LE THOT / CHATEAU DE PUYGUILHEM / ABBAYE DE CADOUIN / GROTTE DE BARA-BAHAU / GROTTE DES COMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
Parmi toutes nos visites autour de Périgueux, nous vous emmenons maintenant dans le sud du département et plus précisemment au château des Milandes. Celui-ci, situé entre Bergerac et la grande forteresse de Beynac, surplombe lilttéralement la Dordogne du haut de ses toits en poivrière.
Fondé en 1489, l'austère forteresse appartient aux Caumont, une des principales familles nobles de Périgord, lorsqu'ils deviennent seigneurs de Castelnaud (à 5 km des Milandes). C'est François de Caumont qui entame la transformation du château et en fait une demeure de charme pour sa femme, Claude de Cardaillac. De larges fenêtres à meneaux, ornées de vitraux, éclaircissent l'intérieur du château. Au XVIe siècle, lorsque les Caumont se convertissent au protestantisme, l'embellissement des Milandes cesse. L'heure est à l'austérité imposée par la religion réformée. Figure emblématique du lieu, Jacques de Nomar de Caumont y séjourne plusieurs fois et est connu aux yeux de l'Histoire pour avoir été le principal compagnon d'armes du futur Henri IV.
La Révolution Française laisse le château à l'abandon, quasiment détruit par un incendie. Il faut attendre 1900 pour que son nouveau propriétaire, Charles Claverie, riche industriel, finance de gigantesques travaux de rénovations et lui redonne son lustre d'antan.
Mais, outre la beauté restaurée du château en lui-même,sa renommée internationale lui vient de son ancienne propriétaire : la célébrissime Joséphine Baker succombe au charme des Milandes. L'artiste achète le château et le bourg (!) en 1947. Elle fait ensuite entièrement réaménager la vieille bâtisse, la dotant notamment de 6 salles de bains, d'un mini-golf, d'une énorme piscine en forme de J, un restaurant et deux théâtres (un d'été et un d'hiver). Près de 5 000 personnes assistent à l'inauguration du domaine, en 1949. On en parle encore de nos jours...
La salle des tenues de Joséphine Baker
Toute la fortune de Joséphine Baker va être engloutie dans le château mais aussi dans son association pour les enfants. Ruinée, Joséphine doit vendre son château 1/10e de son prix réel (et ce malgré l'intervention de plusieurs personnalités du show-bizz venues en aide à la chanteuse noire).
Joséphine Baker, expulsée par arrêté du tribunal, en sort mortifiée. Elle est hospitalisée à Périgueux avant de trouver une maison à Monaco avec l'aide de la princesse Grâce, son amie de longue date. L'histoire du château tombe alors dans une douce indifférence. Devenu musée dédié à la mémoire de Joséphine Baker et volerie de rapaces, le château des Milandes, sous l'impulsion de leurs propriétaires (la famille de Labarre) retrouve désormais une nouvelle jeunesse.
ON A AIME...
- La richesse du musée dédié à Joséphine Baker,
- Ne pas être tombé dans une atmosphère de mausolée. Chaque pièce est "accompagnée" d'une chanson de Joséphine, ce qui lui confère une ambiance plutôt enjouée,
- Le tracé du "circuit" dans le château : cohérent, logique, on visite quasiment toute la demeure,
- La petite boutique, riche en ouvrages sur la vie de Joséphine Baker,
- Les démonstrations de rapaces en vol et la visite de la volerie,
- Le restaurant du château et sa carte Brasserie.
ON A MOINS AIME...
- Le fléchage d'accès à l'entrée mériterait d'être revu,
- Pas d'accès à la chapelle du château.
INFOS PRATIQUES
- Distance Hôtel - Château des Milandes : 72 km (par Le Bugue et Saint Cyprien)
- Les démonstrations de rapaces en vol sont essentiellement programmées en après-midi
- Découvrir le superbe site internet : www.milandes.com
03 avril 2008
ON A VISITE... LE CENTRE PREHISTORIQUE DU THOT
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NOS PRECEDENTES VISITES : CHATEAU DE PUYGUILHEM / ABBAYE DE CADOUIN / GROTTE DE BARA-BAHAU / GROTTE DES COMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
En visitant Lascaux, les Combarelles, Rouffignac ou toute autre grotte comportant des gravures ou des peintures d'animaux réalisés par les hommes de Cro-Magnon, nous avons tous eu cette impression de réalisme dans l'oeuvre, rendue par la maîtrise de la perspective. Mais que dire alors si ces mêmes animaux, représentés entre 19 000 et 12 000 ans avant notre ère nous apparaissaient bien vivants ??? C'est ce que Le Thot et son centre préhistorique propose à ses visiteurs : ni plus, ni moins, un "zoo préhistorique".
Sur un vaste domaine constitué de plusieurs enclos, vous pourez ainsi découvrir presque toutes les espèces dessinées sur les parois de Lascaux. Presque, bien évidemment, car quelques espèces ont disparu de nos jours. C'est ainsi que seuls le mammouth et le rhinocéros laineux sont présentés sous forme de reconstitution (le mammouh barrie !).
Pour tout le reste, vous pourrez voir des bouquetins, des cerfs, des daims, des rennes, des chèvres, des aurochs, des bisons, des petits chevaux des races de Przewalski et de Tarpans.
Dans le centre, vous pourrez découvrir les saisissantes reconstitutions d'un campement préhistorique mais aussi les répliques de certaines peintures inaccessibles au public de Lascaux I.
Que ce soit avant ou après une visite de grotte, approcher et voir ces animaux vivants, c'est littéralement abolir l'espace-temps entre la Dordogne de nos ancêtres Cro-Magnon et les Hommes du XXIe siècle. Maintenant, il est vrai que Le Thot, dans son ensemble, est un endroit qui saura séduire surtout les enfants (initiations, pique-nique, visite du zoo). C'est indéniablement le "bon plan des familles". Pour les amateurs de la Préhistoire, la visite du Thot n'est pas "vitale"...
ON A AIME...
- Le principe du zoo préhistorique. Subtil et intelligent...
- Tout l'appareil pédagogique du centre, pour apprendre notamment aux enfants comment les hommes préhistoriques peignaient sur les murs (cours d'initiations - juillet et août uniquement),
- Les prix pratiqués extrêmement abordables : entrée du site à 6 € env. pour les adultes et env. 3,80 € pour les enfants de 6 à 12 ans inclus; les initiations sont entre 4 et 5 €/enfant (source : www.semitour.com)
- Les emplacements de pique-nique.
- La visite est libre (estimée à 1h15 mais on peut prendre tout son temps...)
ON A MOINS AIME...
- Le contenu du centre (une belle reconstitution, deux répliques de Lascaux, des posters éclairés de peintures d'autres grottes du grand sud-ouest et c'est tout). Si ce n'est regarder le petit film, le tout est visité en dix minutes.
A SAVOIR :
- L'existence d'un billet jumelé Lascaux-Le Thot, la vision des animaux du Thot complétant idéalement le bestiaire de Lascaux II (7 km entre les deux sites) : 11,50 €/adulte et 7,50 €/enfant de 6 à 12 ans (source : www.semitour.com)
- Il n'y pas d'accès handicapés sur le site.
- Distance Hôtel des Barris - Le Thot : 47 km
17 février 2008
ON A VISITE... LE CHATEAU DE PUYGUILHEM
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NOS PRECEDENTES VISITES : ABBAYE DE CADOUIN / GROTTE DE BARA-BAHAU / GROTTE DES COMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
Après-midi dominicale superbe, ensoleillée et pas de vent, tels étaient nos conditions de ballade pour aller voir le château de Puyguilhem, à Villars. Cela a été l'occasion pour nous de découvrir un des plus beaux châteaux du Périgord, rappelant de par son architecture les châteaux de la Loire.
La façade principale
Le château se distingue de manière saisissante lorsqu'on suit la route entre Villars et Saint-Pardoux-la-Rivière, édifié à mi-coteau, imposant sa masse et dégageant une impression certaine de puissance. Le château de Puyguilhem a été construit à partir de 1513. Son fondateur est Mondot de La Marthonie, noble périgourdin proche du roi François Ier et de sa mère Louise de Savoie. La Marthonie va devenir successivement président du Parlement de Bordeaux puis Premier Président du Parlement de Paris. Comble d'honneur, c'est lui qui administre le royaume lorsque François Ier part guerroyer en Italie.
La première partie des travaux dure de 1513 à 1524. Le seconde "tranche" va de 1524 à 1535 avec l'embellissement du château, abandonnant son austérité de forteresse (l'architecture gothique le prouve et le plan du château rappelle les forteresses de type médiéval) pour devenir une véritable demeure de résidence, suivant les influences des châteaux de la Loire où le beau le dispute au confort. Car c'est bien ce qui fait la marque de ce château : bien que de petite dimension (La Marthonie a souhaité en faire un lieu de résidence et un relais de chasse), l'aménagement intérieur de Puyguilhem démontre la volonté du maître de le dôter d'un confort certain.
Les sculptures qui ornent les façades et tours du château comprennent nombre de décorations sous forme de cryptogrammes, lesquels sont autant de rébus qui racontent, lorsqu'on les déchiffre, l'histoire du château et de son fondateur. Nez en l'air, on distingue ainsi les lys de France rappelant le roi François Ier, la cordelière de veuve rappelant le souvenir de Louise de Savoie, et les marguerites celui de Marguerite de Valois, soeur de François Ier). On trouve également gravées dans la pierre plusieurs calligraphies et initiales, véritables jeux d'esprits (très en vogue à l'époque) proposés aux visiteurs du temps et d'aujourd'hui.
De la cuisine au logis du seigneur, de la salle à manger au chemin de ronde, c'est un vrai ravissement et l'on se prend à vouloir imaginer la vie du maître au château; on est en admiration devant l'énorme cheminée où sont représentés les travaux d'Hercule, admirable travail de sculpture et de précision, ou encore l'imposante table en bois trônant dans la cuisine. Enfin, on découvre admiratif le travail des charpentiers pour construire la charpente du château, en forme de carène de bateau renversée : tout simplement superbe !
Pupitre et la cheminée de la salle de réception
Cheminée ornée des Travaux d'Hercule
Outre les parties communes (en bas du château), on ne se lasse pas de se promener depuis le parking jusqu'à l'entrée du bâtiment, en suivant un chemin puis dans le parc. Il ne faut oublier d'aller derrière le château pour profiter d'un autre parc et voir l'imposant pigeonnier.
Parties commune, le puit et le parc
ON A AIME
* Le château en lui-même, un véritable ravissement pour les yeux,
* Les parcs où la promenade est reine,
* Les petits livrets à disposition à l'entrée même du château (en français, anglais, allemand),
* Site ouvert en basse-saison (signalons-le car il en faut en plus la peine...).
ON A MOINS AIME
* La présentation des "livrets" (simples A4 recto verso). Le site vaut bien mieux que de simples photocopies.
* Le manque d'un espace pour consommer (boissons chaudes ou fraîches selon la saison) et profiter ainsi du lieu.
INFOS PRATIQUES
Distance Hôtel des Barris / Château de Puyguilhem : 40 km (via Brantôme, Champagnac-de-Belair et Villars)
Château ouvert à la visite toute l'année et tous les jours (sauf le lundi en basse saison).
Durée de la visite : env. 45' (libre)
Prix : env. 5,70 €/adulte et 3,70 €/enfant
A voir à proximité : la grotte de Villars (6 km du château)
Vues du château depuis la route Villars-St Front la Rivière
16 décembre 2007
ON A VISITE... L'ABBAYE DE CADOUIN
Nous vous proposons de découvrir Périgueux et ses alentours, avec nos appréciations et nos suggestions, tout cela au départ de notre petit hôtel. Alors n'hésitez pas à faire défiler le texte vers le bas, pour y trouvez toutes nos visites. Bonne lecture et bonne visite !
NOS PRECEDENTES VISITES : GROTTE DE BARA-BAHAU / GROTTE DES COMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
Sous un magnifique soleil de décembre, nous nous sommes rendus à l'abbaye de Cadouin, dans le sud du département. La route, superbe, serpente dans un premier temps parmi les hauteurs au-dessus de Périgueux, puis à travers la campagne périgourdine, jusqu'au Bugue. De là, on roule encore en direction du Buisson-de-Cadouin, puis encore sept kilomètres, et nous voici arrivé à Cadouin même. Temps de route : 50 minutes en prenant notre temps...
L'église abbatiale de Cadouin est immédiatement repérable, au centre du village. On reste d'ailleurs impressionné par les volumes de l'édifice. L'entrée du cloître se trouve vingt mètres plus loin. Une fois passé l'accueil, on entre dans le cloître, ou plutôt dans ce qui ressemble à de la dentelle de pierres.
L'histoire de l'abbaye de Cadouin s'écrit sur des centaines d'années. La lire, c'est aussi tenter de s'imaginer la puissance de cette abbaye dont les moines et nones ont essaimé dans tout le grand Sud-Ouest de la France, fondant ici et là des prieurés, d'autres abbayes, des chapelles, etc...
C'est l'ermite Géraud de Sales qui fonde l'abbaye. Nous sommes en 1115. Quatre ans plus tard, Cadouin rejoint l'ordre de Cîteaux de Bernard de Clairvaux, ordre religieux qui va progressivement supplanter l'ordre de Cluny en importance. L'abbaye prospère mais sa notoriété prend une tout autre dimension entre 1201 et 1215 lorsqu'il est déposé en ses murs le Saint Suaire du Christ, fameux drap où était conservé le visage du Christ. Simon IV de Montfort le cite précisément dans un acte de 1214. L'histoire, sans être absolument certifiée, raconte que c'est un chanoine périgourdin qui aura ramené le suaire de son périple en Terre Sainte. Cette relique va dès lors provoquer de grands pélerinages, en plus d'être déjà sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
L'énigmatique visage du suaire
Le suaire devient la richesse spirituelle et temporelle de l'abbaye. Les dons, libéralités et richesses affluent, l'abbaye connaît une intense propérité. L'abbé de Cadouin participe même à la fondation en 1259, avec Alphonse de Poitiers, de la bastide de Castillonès (en Lot-et-Garonne).
On vient de loin pour se recueillir devant le saint suaire. Richard Coeur de Lion, roi d'Angleterre, ou encore Louis IX, roi de France, viennent tour à tour adorer la précieuse relique. Pendant les troubles de la Guerre de Cent Ans, qui n'épargnent pas le Périgord, l'abbé Bertrand de Moulins la fait transporter à Toulouse où l'étoffe est mise en sûreté. En dépit des vicissitudes militaires, le suaire continue d'être vénéré. Il est emmené à Paris (1399) sur ordre du roi Charles VI, qui s'enfonce petit à petit dans sa folie, pour adorer la pièce de lin.
Oui mais voilà. La Guerre de Cent Ans s'achève enfin et les moines de Cadouin estiment que le suaire peut désormais revenir "chez lui". Les moines de Toulouse ne l'entendent pas de cette oreille, ayant saisi tout l'intérêt prestigieux (et surtout financier) qu'il rapporte. Ils refusent donc son retour en Périgord. Il faut une sorte d'opération commando pour le récupérer ! Sous couvert d'être des étudiants désirant l'étudier, de jeunes moines de l'abbaye de Cadouin subtilisent le suaire grâce à de fausses clés, et le ramènent "dare-dare". Cependant, craignant à leur tour une réaction toulousaine, le suaire est déposé quelques temps dans l'abbaye d'Aubazine en Limousin...
Mais l'histoire ne s'arrête (décidément...) pas là. A leur tour, les moines d'Aubazine refusent de rendre le suaire. Plus question d'opération de récupération comme à Toulouse. Cette fois, l'abbé de Cadouin porte l'affaire devant le roi de France. En 1482, le roi Louis XI tranche en faveur des moines de Cadouin. L'abbé d'Aubazine doit remettre le suaire aux moines de Cadouin, avec en prime une "amende" de 4 000 livres tournois pour l'abbaye périgourdine...
De retour à Cadouin, le pélerinage reprend. Les guerres de religion vont porter un premier coup à la riche histoire de l'abbaye. L'insécurité des lieux interrompt les pélerinages. De plus, les Protestants, nombreux dans la région, mettent en doute l'authenticité du linceul. Les abbés catholique s'empressent de déclarer le contraire. Puis survient la Révolution Française. De 1789 à 1797, le suaire doit être de nouveau caché. Les pélerinages reprennent de plus belle à partir de 1866. Mais en 1901, de nouveaux doutes sont émis quant à son authenticité. En 1934, au terme d'examens et de travaux d'études, les spécialistes révèlent que le suaire est un faux dans le sens où il n'est pas une relique datant de la vie du Christ. Un examen attentif révèle des caractères coufiques, autrement dit... arabes ! L'inscription fait ensuite allusion à Musta Ali, calife en Égypte de 487 à 495 de l’Hégire (1095-1101 de l'ère chrétienne), et à son ministre El Afdal, Abu-l-Qâsim Schahanschal, qui exerçait ses fonctions de 487 à 515 (1094 à 1121). Ces éléments permettent de situer le tissage du linge entre le début du règne de Musta Ali et la prise de Jérusalem par les Croisés en 1098. Ces inscriptions de l'époque fatimide en font un exemple unique de tissu de cette époque.
C'est le coup de grâce pour l'abbaye de Cadouin. Cette annonce entraîne l'arrêt immédiat des pélerinages (sur ordre de l'évêque de Périgueux) et donc de l'abbaye. Que reste-t-il aujourd'hui de cette tumultueuse histoire ? Un cloître magnifique, véritable "dentelle" (décidément...) de pierre, une église aux volumes impressionnant et le linceul toujours visible, entreposé dans sa chasse. Mais à voir absolument...
ON A AIME :
- La magnificience des sculptures dans le cloître, le détail des personnages, des attitudes et des habits, la délicatesse des motifs floraux.
- Le calme des lieux (renforcé par l'isolement de décembre, sans la fréquentation touristique)
- Le village avec sa place, sa halle en pierre et l'ancienne porte qui défendait l'accès au village.
ON A MOINS AIME :
- Le mauvais éclairage à l'intérieur de l'église (malgré le fait qu'il fasse un magnifique soleil), qui ne met pas en valeur la taille de l'édifice. Dommage...
INFOS PRATIQUES :
- Entrée du cloître : 5,50 €/adulte et 3,50 €/enfants
DISTANCE HOTEL DES BARRIS/ABBAYE DE CADOUIN : 58 km
24 octobre 2007
ON A VISITE... LA GROTTE DE BARA-BAHAU
Nous vous proposons de découvrir Périgueux et ses alentours, avec nos appréciations et nos suggestions, tout cela au départ de notre petit hôtel. Alors n'hésitez pas à faire défiler le texte vers le bas, pour y trouvez toutes nos visites. Bonne lecture et bonne visite !
NOS PRECEDENTES VISITES : GROTTE DES CMBARELLES / ABBAYE DE TOURTOIRAC / CHATEAU DE HAUTEFORT / MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la grotte de Bara-Bahau n'est pas plus connue des grottes de Dordogne, qu'elle n'est pas la plus spectaculaire comparée à Lascaux, Font-de-Gaume ou encore aux Combarelles, mais qu'elle a pour elle l'originalité de son patrimoine.
La grotte de Bara-Bahau se situe à moins de 2 km du Bugue, village lui-même distant de 55 km de Périgueux et de l'Hôtel des Barris. D'ores et déjà, retenons son nom : Bara-Bahau, tiré du patois qui signifie "et badaboum...!" du fait des chutes de pierres fréquentes autour de la grotte. Ensuite, Bara-Bahau est surnommée la "grotte des Ours" dont elle en a fait son emblème. En effet, la particularité de la grotte est d'avoir abritée successivement les ours puis les hommes. Et chacune des deux communautés d'y avoir laisser des traces et pas des moindres.
La grotte s'est formée il y a environ 65 000 ans lorsque la mer s'est retirée ! Ses dimensions sont impressionnantes : 100 m de long, 12 m de large et jusqu'à 6 m de haut ! Les travaux menés dans la grotte datent de 15 000 ans les gravures des hommes préhistoriques. Quaut aux "traces" laissées par les ours, elles sont plus vieilles encore (environ 35 000 ans av. JC). Et ce sont elles qui sont, de loin, les plus spectaculaires !
On a en effet retrouvé des dizaines de griffures faites par les plantigrades sur les parois de la grotte. Certaines d'entre elles, de par leurs dimensions, laissent imaginer la taille du "nounours"... Pour les spécialistes, ces griffures auraient été faites par les ours au sortir de l'hiver pour s'aguiser les griffes. Pour les amateurs de sensations, ces mêmes griffures auraient été faites par des ours pris au piège dans la grotte. Soyons sérieux et pragmatiques, et suivons plus simplement la suggestion des spécialistes...
Parmi les oeuvres humaines, on a retrouvé une main à 4 doigts (!) un ours, des chevaux, un renne ou encore un taureau. Et enfin, on distingue également des formes énigmatiques (une grille et un tectiforme). Ce bestiaire est plutôt bien conservé mais si la présence du guide est utile pour en distinguer les contours vu qu'un même "trait" est commun à deux dessins !
Si la visite n'est pas longue en elle-même, elle se révèle pourtant très intéressante et les secrets de la grotte ne sont pas inaccessibles aux visiteurs, loin de là...
ON A AIME
- Les griffures laissées par les ours; certaines sont carrément impressionnantes.
- L'accueil. On est loin des hôtesses de chez Tunon, mais le sourire est franc et naturel.
- D'avoir prévu 2 types d'accès la grotte : par les escaliers (dénivellé un peu raide) et par un chemin (à 20 mètres des escaliers) qui rallonge la distance (toujours les mêmes 20 mètres) mais avec un dénivellé bien moins raide (donc plus facile pour les enfants et les personnes d'un certain âge ou ayant quelques difficultés à marcher aisément).
- La petite boutique à l'accueil avec, notamment, le fameux nounours "Ours", animal emblématique de la grotte.
ON A MOINS AIME
- Le caractère "vieillot" qui se dégage autour de la grotte : panneaux routiers parfois usés, sentiment de "cabane" en tôle en arrivant à l'accueil, choix de cartes postales "d'un autre âge"... Le désuet peut être avoir un charme dit "cosy" mais là, on a le sentiment que le "vieillot" n'est pas entretenu et qu'il pourrait bien encore "vieillir" tel quel... Dommage mais la grotte étant une propriété privée et à l'écart des circuits promotionnels comme Lascaux, on est dans un autre monde...
BON A SAVOIR
- Distance Grotte - Hôtel : 60 km environ (route directe Périgueux-Le Bugue)
- Temps de visite : 35 minutes
- Température intérieure de la grotte : 15°
- Grotte ouverte toute l'année (sauf en janvier).
04 octobre 2007
ON A VISITE... LA GROTTE DES COMBARELLES
Généralement, cette grotte est considérée comme l'une des trois "majeures" de la Dordogne, avec celles de Lascaux et de Font-de-Gaume. Nous avons donc été visiter cette grotte, un peu "à la hussarde", ne sachant pas trop ce que nous allions y trouver.
Y aller n'est pas difficile : on quitte l'Hôtel en direction de Sarlat. Aux Eyzies-de-Tayac (41 km depuis l'Hôtel des Barris), continuer à suivre la direction SARLAT. Deux kilomètres après les Eyzies, sur votre droite, vous trouverez le bureau de vente des tickets pour la grotte de Font-de-Gaume mais aussi pour celle des Combarelles. Une fois le ou les tickets en poche, reprenez votre route en direction de Sarlat. La grotte est 1 km plus loin, toujours sur votre droite.
Un parking de terre battue a été aménagé pour les visiteurs. Laissez-là votre véhicule. Encore cent mètres et voilà l'entrée de la grotte.
La visite dure 50 minutes environ mais quelle beauté !!! D'ailleurs, l'abbé Breuil, LE spécialiste de la Préhistoire en France, déclarait en 1905 que les Combarelles étaient "un énorme pétard dans le monde préhistorique" ! La grotte est longue de 250 mètres mais nous en visitons 220 au total. L'exiguité de la grotte (de la taille d'un petit couloir) renforce la proximité du visiteur avec les chefs d'oeuvres qui ont été gravés dans la paroi. Pour un peu, on serrait presque dans la situation de l'artiste préhistorique, sauf que pour lui, la hauteur entre le sol d'origine et le plafond n'excédait pas 40 cm de haut !!! On peut donc imaginer la difficulté pour celui (ou celle ?) qui a rampé presque 250 mètres pour venir y graver les animaux tout au fond de la grotte.
Représentations de la grotte des Combarelles
L'exiguité du lieu, disions-nous, sert aussi les "intérêts" du visiteur. Cela oblige à constituer des groupes de 6 à 7 personnes maximum pour partir à la recherche (et découverte parfois) de la "ménagerie" préhistorique des Combarelles. Nous sommes loin de la cohue de Lascaux ou de Rouffignac en pleine saison. Nous progressons tout d'abord de 70 mètres dans la grotte avant de découvrir les premières gravures.
Chevaux, mammouth et bison (traits communs)
La guide va donc vous montrer ici un ours, là un mammouth, ou encore un rene, grâce à son stylo optique ou sa lampe de poche. Et puis, vous dévoiler la magie du relief utilisé par l'Homme Préhistorique ! Ce qui n'est que de la roche éclairée de face, laisse apparaître un magnifique bestiaire si on éclaire le même endroit au rasant. On est époustouflé de tant de connaissance artistique, de tant de maîtrise technique, de tant d'aisance graphique... Au total, il y aurait environ 600 représentations ! L'exceptionnel réside dans les 56 représentations d'hommes et de femmes (très schématiques !). On note aussi des gravures de vulves et de phallus. Au regard de la préhistoire, cette "concentration" est très rare.
Evaluer le nombre de gravures relève de la gageure car de nombreux traits sont communs à un, deux ou plusieurs représentations ! Le chiffre va de 600 à plus de 800, tous sujets confondus. Quant à émettre une datation des gravures, cela va de - 11 300 à - 13 000 ans.
Pour nous (et bien que cela soit subjectif), la grotte des Combarelles est l'une des plus belles grottes de Dordogne et doit être absolument vue, au même titre que Lascaux. Ce n'est pas étonnant que les spécialistes de l'art paritéal la classent au panthéon des grottes préhistoriques. Des néophytes aux spécialistes, on vient du monde entier pour admirer les animaux de la grotte des Combarelles. Et vous ???
ON A AIME
- Le nombre impressionnant d'animaux représentés sur les parois. On a la "photographie" des animaux du temps et on a également l'impression d'être dans le troupeau !
- Le nombre restreint de visiteurs (6 à 7 maximum), du fait le l'étroitesse du passage. Cela permet à tout le monde de bien voir les gravures, parfois en devant se serrer les uns contre les autres, mais c'est un moindre mal et cela finit par rapprocher les gens !!!
- La haute qualité des guides.
- Les représentations de femmes sur les parois (art érotique ou adoration à une déesse féminine ?)
ON A MOINS AIME
- Repartir en catastrophe à Font-de-Gaume parce qu'on ne savait pas que les tickets pour visiter la grotte des Combarelles s'achetaient à Font de Gaume, 1 km plus bas !!! Il n'y a pas de billeterie à l'entrée de la grotte des Combarelles.
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
- La température moyenne de la grotte est de 11,7 ° pour un taux d'humidité de 99 %.
- Aucune difficulté majeure pour avancer dans la grotte.
- L'étroitesse du lieu peut être gênant pour les personnes sujettes à la claustrophobie.
- Achat des billets au bureau de la grotte de Font-de-Gaume (on ne le répétera jamais assez !!!)
- En haute-saison, il est préférable d'avoir réserver au préalable ses tickets par téléphone ou mail, AVANT de venir en Dordogne (6 personnes par groupe, là aussi, nous le rappelons).
- Les photos et caméras sont interdites pendant la visite.
19 juillet 2007
ON A VISITE... UNE ABBAYE DE L'AN MIL : TOURTOIRAC
Les environs de Périgueux regorgent d'ensembles religieux particulièrement remarquables. Nous en avons déjà visité certains (abbaye de Chancelade, prieuré de Merlande). Nous avons décidé de "marcher dans les pas de Dieu", une fois encore en nous rendant à l'abbaye royale Saint-Pierre de Tourtoirac. Curieusement, cette abbaye n'est pas la plus connue ou citée dans les guides touristiques (sensés amenés la bonne parole et la bonne information aux touristes néophytes en matière de "périgordianisme"), mais c'est bien l'une des plus vieilles du pays. Elle a été fondée à partir de l'an 1003, sur l'ordre de Guy, vicomte de Limoges, et consacrée en 1025.
Entourée d'une muraille, l'abbaye est rapidement devenue importante sur la route menant vers Périgueux pour rejoindre notamment le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Les vestiges de l'abbaye, et donnent une idée (certes austère) de ce que devait être l'abbaye. On reste pensif devant la force brute du clocher ou les volumes à l'intérieur de l'église; tout comme on reste admiratif devant les chapiteaux admirablement sculptés, cachés entre la maison capitulaire et l'enceinte fortifiée.
Le fournil (à g.) et la chapelle prieuriale (à d.)
Intérieur de l'église Saint-Pierre
Outre l'église Saint-Pierre, l'enceinte de l'abbaye compte également une petite chapelle prieuriale. Elle forme un rectangle de 8 m sur 5 m environ avec des murs d'un mètre d'épaisseur. On peut y admirer les peintures murales (aux motifs floraux et géométriques) du XIIe siècle mises à jour en 2000.
Assis dans le petit parc de l'abbaye, sous les arbres et surplombant l'Auvézère coulant en contrebas, on se prend à vouloir suspendre le temps pour méditer, imaginer la vie des moines de l'époque et à quoi pouvait bien ressembler le tout au temps de l'An Mil...
Distance depuis l'hôtel : 34 km (soit une vingtaine de minutes de route en voiture).
ON A AIME :
- Marcher dans une abbaye de l'An Mil.
- Le prix d'entrée, très modeste (2,00 €/personne en visite libre et 3 €/personne en visite guidée).
- Malgré des moyens plus que restreints, une feuille de présentation et d'explications est donnée et l'accueil, sans être professionnel, demeure poli.
- L'aménagement d'une salle consacrée à l'époque préhistoire du village et de ses alentours.
- Un petit parking gratuit à l'entrée de l'abbaye (face à la mairie du village).
ON A MOINS AIME :
- L'état déplorable de l'église (et le mot est faible) : entre infiltrations d'eau, champignons dûs à l'humidité, pierres lézardés et oeuvres d'art extrêmement endommagées, on est en droit d'être scandalisé par cette "conservation" du site. Qui est le responsable du site ????
- L'accès à l'abbaye ne se fait qu'en juillet et en août pour les individuels. Dommage pour ceux qui viennent visiter la Dordogne hors saison...
20 juin 2007
ON A VISITE... LA GROTTE DE LASCAUX
DISTANCE HOTEL - GROTTE DE LASCAUX : 49 km
Que celui ou celle qui ne connaît pas Lascaux et sa grotte lève la main... et sorte immédiatement !!! Lascaux appartient à cette catégorie de nom de lieux universellement connu, ne serait-ce que de réputation. Cette grotte est à l'image de la Tour Eiffel : tout le monde l'a déjà "vu" et la connaît par le biais des livres que l'on a pu compulsé aux détours de son éducation scolaire ou culturelle. Mais la voir, c'est vraiment autre chose...
Alors, on est allé visiter cette fameuse grotte, cette "cathédrale" de l'art préhistorique. Pour y accéder depuis l'hôtel, c'est extrêmement facile : Lascaux est signalé depuis la sortie de Périgueux, en direction de Brive. La route, dans un premier temps, est belle et pratique, sans être non plus pittoresque. Pour cela, il faut attendre d'avoir quitté la Nationale à Thenon pour que la route prenne une dimension beaucoup plus campagnarde. La traversée de Thenon, village en pente, puis d'Auriac-du-Périgord a quelque chose de charmant et de reposant. Au bout de cette route, vous arrivez à Montignac, petit village couché au long des rives de la Vézère, surplombé par les ruines de son château médiéval.
La grotte de Lascaux est alors à 5 km de Montignac. Là encore, c'est très facile : il n'y a qu'à suivre les indications. On entame alors la montée vers Lascaux qui se termine par le parking sous-bois. Du parking, vous ferez encore 100 m pour arriver à l'entrée de la fameuse grotte. Cette grotte a été baptisée Lascaux II puisqu'il s'agit de la copie de Lascaux I, entièrement aménagée dans une falaise. En effet, Lascaux I, situé à moins de 200 m de sa jumelle, est quasiment définitivement fermée pour sa propre survie.
Salle des taureaux dans Lascaux I
La visite,donc, se fait en quatre étapes dans le grotte, sous forme de deux sas à l'entrée, et de deux arrêts dans la grotte proprement dite (la salle des taureaux puis le couloir des petits chevaux). La durée est de 40 minutes au total.
La visite se fait dans le sens Sas 1, 2 et 3, salle des taureaux et diverticule axial, puis sortie
ON A AIME...
- Découvrir enfin par ses propres yeux les richesses et beautés de Lascaux,
- Comprendre les techniques utilisées pour dessiner ou graver ces animaux par les hommes de Cro-Magnons; cela a pour effet de casser les a priori d'hommes sans réflexion, sans sensibilité, tirant leurs femmes par les cheveux...
- Un temps de visite long et court à la fois (on pense à ceux pour qui la culture est une corvée),
- La boutique de la grotte et sa librairie bien achalandée : profanes et passionnés y trouveront leur bonheur.
- La petite histoire liée à la découverte de la grotte par 4 jeunes garçons le 12 septembre 1240 : ils jurèrent, au lendemain de leur découverte, de garder cela secret par serment, durant toute leur vie. Ce serment fut scrupuleusement respecté pendant... trois jours !!! Mais on ne leur en voudra pas pour leur parjure...
Cheval dans le diverticule axial et symbolique "clanique" (?) propre à Lascaux.
Scène de chasse qui tourne mal ou histoire fantastique ? Toutes les hypothèses sont possibles.
ON A MOINS AIME...
- La différence dans les explications selon les guides (nous avons fait deux visites à quinze jours d'intervalle); l'intensité du propos et la volubilité diffère d'un guide à l'autre. C'est dommage...
- Imaginer le parking de Lascaux en juillet et août (avec les bus, les campings-car, les voitures, les motos........). Les visites sont sans doute calculer au plus juste : quatre "salles", quatre arrêts : neuf minutes par salle et 1 minute pour en changer = 40 minutes.
BON A SAVOIR :
* Les tickets s'achètent à Montignac et pas à la grotte;
* En juillet et août, du fait de l'affluence (que l'on imagine...), il est fortement recommandé de réserver ses tickets quelques jours auparavant. Autrement, il est probable que vous arriviez, par exemple à 10h00 à Montignac pour voir Lascaux. Et là, vous apprenez que la prochaine possibilité de visite sera 14h30 ou 16h00...
* Les photos sont interdites à l'intérieur de la grotte (pour les souvenirs picturaux, il reste les cartes postales !!!)
04 juin 2007
ON A VISITE.... LE CHATEAU DE HAUTEFORT
Nous vous proposons de découvrir Périgueux et ses alentours, avec nos appréciations et nos suggestions, tout cela au départ de notre petit hôtel. Alors n'hésitez pas à faire défiler le texte vers le bas, pour y trouvez toutes nos visites. Bonne lecture et bonne visite !
NOS VISITES PRECEDENTES : MUSEE DE LA PREHISTOIRE DES EYZIES DE TAYAC / CHATEAU DE BOURDEILLES / LES MARCHES DE PERIGUEUX / ABBAYE DE CHANCELADE / PRIEURE DE MERLANDE / COMMANDERIE DES ANDRIVAUX / BRANTOME / LES BERGES DE L'ISLE / MUSEE GALLO-ROMAIN VESUNNA.
Le château de Hautefort est sans doute le plus beau château de Dordogne, dans ses lignes, dans son environnement et dans son emplacement. D'ailleurs, on n'hésite pas à dire que Hautefort est un château de la Loire égaré en Dordogne... Historiquement parlant, et depuis fort longtemps, le site a toujours été habité : du castrum romain à la forteresse médiévale édifiée par les vicomtes de Limoges, puis au château style Louis XIII que l'on peut encore admirer aujourd'hui, les occupants successifs ont tous compris l'intérêt du lieu.
Au IXème siècle, le castrum de Autafort, appartient aux puissants vicomtes de Limoges. L’importance stratégique de cette forteresse s’affirme pendant les guerres de Guyenne qui opposent les Plantagenêts aux Capétiens. Les propriétaires, Constantin et Bertran de Born, frères ennemis, supportent des camps différents. Le château subit alors plusieurs sièges dont celui de Richard Cœur de Lion en 1183, avant d’être relevé de ses ruines par Bertran de Born, le célèbre guerrier-troubadour. La forteresse médiévale se composait d’un donjon relié par des courtines à d’autres tours : tour de la Palme, tour longue, tour des prisons...
Trois personnages historiques d'importance sont nés à Hautefort : Bertran de Born, troubadour du XIIe siècle (1140-1214), Marie de Hautefort ( - ) et Eugène Le Roy (1836-1907) , écrivain, auteur du fameux "Jacquou le Croquant", récemment sorti au cinéma dans une version plus moderne.
Hautefort se trouve à exactement 40 km de l'Hôtel des Barris, en route directe, soit un peu moins d'une heure pour y arriver. Le stationnement y est aisé et facile d'accès, de même que pour accéder au château. Si l'ensemble architectural est de toute beauté, cette beauté est relevée par les jardins à la française entourant le château. On y prendra tout le plaisir du monde à s'y promener, surtout les amoureux des jardins et les botanistes amateurs ou confirmés.
Une petite partie des jardins du château...
Hautefort est le château accessible à tout le monde (je parle d'accès culturel, bien sûr). Les pièces meublées parleront à tous et parviennent facilement à recréer l'ambiance du lieu à l'époque de Louis XIII et Louis XIV. Petits et grands apprécieront ! A quelques centaines de mètres du château se tient l'hospice d'Hautefort qui abrite aujourd'hui un petit musée de la médecine.
Jardins et Hospice à gauche
ON A AIME...
- Le petit discours de bienvenue et les quelques explications données par les hôtesses, dans la cours du château. Après, c'est visite libre ! Mais c'est au final bien équilibré.
- La conservation du château et la restitution des pièces (la performance mérite d'être soulignée puisque tout a été reconstruit après le terrible incendie de 1968),
- La grande salle d'apparat, la chambre de Monsieur et la chambre de Madame... Superbes !!!
- La charpente en bois de la tour qui abrite la boutique du château. C'est vraiment un chef-d'oeuvre à ne pas rater.
- Le grand parking qui permet d'accéder très facilement au château,
_ Le programme des animations organisées au château, notamment les thématiques autour des jardins et les nocturnes en costumes (cf l programme sur le site internet du château >>> www.chateau-hautefort.com).
- La librarie de la boutique du château : un grand choix d'ouvrages, du simple au spécialisé, tout lecteur devrait y trouver son bonheur.
Chambre de Madame
ON A MOINS AIME...
- La faute de goût d'avoir mis un canapé blanc moderne dans le salon jouxtant la chambre de Madame et la tisanerie et la salle de bains tout aussi modernes derrière la même chambre de madame. Cela détonne et c'est un peu dommage.
Chambre de Monsieur



















































































































